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Bienvenue sur mon blog.


Je suis une inconditionnelle de Twilight. Après avoir Lu tout un tas de Fiction géniales, j'ai décidé de me lancer à mon tour. J'espère que ça vous plaira et je prendrais volontier en compte toutes remarques pour pouvoir m'améliorer au mieux.


Bonne Lecture.

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Chapitre 1 - Chapitre 2 - Chapitre 3 - Chapitre 4 - Chapitre 5 - Chapitre 6 - Chapitre 7 - Chapitre 8 - Chapitre 9 - Chapitre 10

# Posté le lundi 02 mars 2009 15:44

Modifié le mercredi 10 juin 2009 09:55

[1] Prologue


Et si il n'était jamais revenu...
Et si Victoria n'était pas reparu pour se venger
Et si Jacob n'était pas devenu un Loup après Leur départ.
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"Je me souviens...Je n'ai jamais oublié. Ca avait été comme être expulsé du paradis en direction de l'enfer. Comme si on m'avait forcé à regarder en face une réalité que je désapprouvais, entre autre à ce moment très précis, rien moins que la mienne.

Je me souviens le froid, du sol humide, de l'obscurité grandissante, de la pluie qui ruisselait sur moi, de mon incapacité à bouger et de la torpeur qui gagnait peu à peu mon corps.

Je me souviens des pensées qui m'avaient envahies, et de la difficulté que j'avais eu à rouler sur le flanc pour pouvoir respirer et ne pas étouffer parce qu'à ce moment là, pour moi, plus rien n'importait.

Je me souviens des bouffées d'espoir que j'avais ressenties en priant pour que tout ne soit qu'un rêve.

Je me souviens du regard des gens, compatissants pour certain, inquiets pour d'autres ; surtout pour Charlie mais aussi inquisiteurs.

Je me souviens d'avoir vu ma vie s'effondrer comme un vulgaire château de carte. J'avais mis tellement de temps à croire à ce qui m'arrivait, à faire abstraction de mes doutes, de cet amour aberrant entre un dieu et une catastrophe, moi en l'occurrence, et que je puisse le mériter, qu'il puisse m'aimer...M'aimer ! Ce mot n'avait plus aucun sens. « Il » ne m'aimait plus.

Je me souviens du silence qui régnait dans ma chambre, dans la maison et des hurlements qui résonnaient dans ma tête. Les miens. Ceux qui ne sortaient pas. Et cette impression que, si je quittais la forteresse en ruine que je m'étais construite aux tréfonds de mon esprit, je ne me relèverai jamais.

Mais ce dont je me souviens le plus c'est le Trou, ce trou béant et brûlant qui me rappelais sans cesse ce que j'avais perdu, celui à la place de mon c½ur, celui laissé par Edward au moment ou il m'avait dit « Je te jure que tu ne me reverras plus jamais. Je ne reviendrais pas. Ce sera comme si je n'avais jamais existé. »

Aujourd'hui encore, il existe toujours mais j'ai appris à vivre avec, depuis ce qui me semble être une éternité. Pas tout a fait l'éternité auquel j'aspirai."
 Prologue

# Posté le lundi 02 mars 2009 15:52

Modifié le mercredi 10 juin 2009 09:59

[2]


Bella


CHAPITRE1

“Bip-bip, Bip-bip, Bip-bip-bip, Bip-bip-bip-biiip.”


J'ouvrais les yeux.
Le soleil inondait la chambre à travers les rideaux d'une douce lumière orangée. Du plat de la main, je flanquais un coup sur les boutons du radio-réveil pour l'arrêter. L'écran affichait 7h.
Quittant avec regrets et difficulté les bras de Morphée, je me levais et me dirigeais vers la salle de bain l'esprit encore embrumé. Ca allait être une belle journée de Mars, qui plus est la dernière de cours avant 2 semaines. Ce soir, c'était les vacances!

Après avoir décroché mon diplôme de fin d'année, j'avais été accepté à Dartmouth. Il faut dire que j'avais mis du c½ur à quitter Forks. J'en avais moi-même été étonné. J'avais la chance de partager un appartement avec Angéla sur le campus. Elle était toujours là pour moi, et même si ses parents avaient vivement désapprouvés son choix d'habiter avec moi qu'il considérait comme « folle », elle ne m'avait pas abandonnée.

4ans. 4ans avaient passés depuis « ma descente aux enfer », depuis qu'IL n'était plus là et je n'en n'étais pas vraiment sortie indemne. Charlie et Renée avaient été fières de me voir décocher mon diplôme et être accepté à Dartmouth, même si je les savais inquiet de me voir si loin d'eux. J'avais vu chaque jours dans leurs yeux et il m'arrivaient d'entendre encore dans leurs voix à chaque coups de téléphone leur appréhension, et la crainte de me voir flancher une nouvelle fois. Je ne peux les blâmer. Je revois encore le visage de Charlie et celui de Renée, qu'il avait du appeler en urgence parce qu'il était dépassé, paniqué. Ils avaient tellement eu peur de devoir me faire hospitaliser. J'entends encore leurs voix qui résonnaient dans la petite bulle dans laquelle je m'étais repliée....


Flash-back

Bella ma chérie, parle-nous...c'est maman...
- Je suis inquiet docteur, elle n'a pas bougé depuis 1semaine. Elle refuse de se nourrir, de nous parler.Depuis que nous l'avons retrouvée dans la forêt et ramené à la maison elle reste immobile, prostrée. Elle passe son temps à répéter qu'il ne reviendra pas, qu'ils sont partis. Je ne sais absolument pas quoi faire !
-Elle va sortir de cet état dîtes-moi docteur ; avait demandé Renée ; mon bébé....
-Hummm, je dois dire que je commence à m'inquiéter. Pour le moment je pense que je vais lui prescrire des calmants pour au moins la faire dormir, ce ne peut que lui faire du bien mais si ça ne va pas mieux d'ici 1semaine 1/2;, il faudra peut être penser à la faire admettre en hôpital. Son attitude est dangereuse pour sa santé surtout si elle refuse de se nourrir ...
-Nous comprenons docteur..... »


Fin Flash-back


Durant mon repli, j'avais vu des visages, entendus des voix, des gens qui me parlaient, qui me suppliaient de bouger, de manger, d'avoir une réaction mais j'en étais incapable.
Je voulais leurs parler, leurs dire qu'ils ne m'avaient pas perdu, que j'étais toujours là mais une voix me répétait sans cesse que c'était moi qui avait tout perdu : une famille, des amis ,ma meilleure amie et l'homme de ma vie....
Je sentais encore la douleur et la peur qui émanait de mes parents, leurs inquiétudes...mais ce n'était rien comparé à ce que je ressentais moi, à ce moment là....

Je secouais la tête pour chasser ce souvenir désagréable et rentrait dans la cabine de douche.
Comme à mon habitude, je laissais l'eau bouillante ruisseler sur mon corps et les vapeurs m'envelopper. J'aimais sentir mes muscles se détendre les uns après les autres au contact de la chaleur. J'avais toujours cette impression d'avoir couru un marathon quand je me réveillais. Pourtant plus aucun rêves ni cauchemars ne me revenaient le matin, comme si mon esprit devenait complètement vide ou refusait de se souvenir...

Sortant de la douche, j'enroulai une serviette autour de moi, essuyai le miroir d'un coup de main pour chasser la buée et contemplai mon reflet.

Je n'avais guère changé depuis mon départ de Forks :
ma peau était toujours aussi pale presque transparente et l'on pouvait suivre le parcours de mes veines très distinctement. J'étais toujours aussi menue et mes os saillaient peut-être un peu plus sur mes hanches. Mes cheveux châtain, m'arrivaient en dessous des épaules en de lourdes anglaises. J'avais sans doute des cernes plus marqués sous mes yeux et bien qu'à ce moment là mes joues soient vides de couleurs, le rouge me montait toujours aussi facilement. Mes yeux n'avaient pas changés non plus. Le plus marquant était surtout mes inconditionnels bleus un peu partout dispersés sur mon corps. Je restais la fille banale, étudiante qui se fondait dans la masse des élèves de l'université...Non, finalement j'étais restée la même.


J'entendis mon portable sonner dans la chambre. Oubliant que mes pieds étaient encore humides, je manquai de m'étaler de tout mon long sur le carrelage de la salle de bain et me rattrapait in-extrémiste aux porte-serviettes. Pour ça non plus je n'avais pas changé : j'étais toujours la maladresse incarnée. Au moment où j'arrivai vers mon portable, marchant avec précaution pour éviter de me retrouver sur les fesses, celui-ci s'arrêta de sonner.
Raté !
J'aperçu du coin de l'½il l'écran de mon réveil qui affichait 7h45. Mince !! j'allais être en retard je jetais négligemment mon téléphone dans mon sac posé par terre et filais dans la salle de bain. Une fois prête, j'entendis Angéla m'appeler, je pris donc mes affaires et sorti en coup de vent de la chambre.
Dans le couloir, j'attrapais mon portable au fond du sac et me dirigeant vers la cuisine regarda l'appel manqué :

« Jacob »


# Posté le mercredi 04 mars 2009 09:08

Modifié le mercredi 10 juin 2009 09:57

[3]

CHAPITRE2


Angéla m'attendait assise à la table de la cuisine. Je rangeai mon téléphone dans mon sac.

-« Ah, bah enfin, tu te décides à sortir de ton antre.» ; me dit elle en riant.

Elle se leva vivement et attrapa son sac posé négligemment sur une chaise. Elle portait une robe blanche en coton qui rehaussait la couleur mate de sa peau et ses cheveux tombaient en cascade sur ses épaules. Elle paraissait surexcitée. Je lui souri en retour.

-« Je sais, je sais, mais ce n'est pas en partant plus tôt que la journée passera plus vite. »

Je me souvins alors pourquoi ma joie était mitigée, malgré le beau temps et les vacances à seulement quelques heures de nous. Nous retournions à Forks demain. Angéla d'habitude si calme était impatiente de retrouver Ben. Ils étaient toujours ensemble depuis 4ans même avec la distance qui les séparait de leurs universités respectives. Nous allions aussi retrouver les autres : Mike, Jessica, Lauren, Eric, ... tous, comme à chaque vacances ou chacun en profitaient pour rentrer « chez lui ». Tous ensemble comme avant. Au fond de moi, d'une façon presque imperceptible, une voix me souffla que non, nous ne serions pas tous ensemble, plus jamais. Angéla me tira brusquement de ma rêverie.

-« Hé ho, tu m'entend ? Redescend vers moi s'il te plaît ; rigola t'elle en me tendant un sac en papier ; tiens prend ça et mange, je ne voudrais pas que papa Swan me reproche de te laisser mourir de faim.

Elle me poussa gentiment vers la porte pour m'empêcher de rouspéter et je me laissais faire. En sortant sur le perron, le soleil caressa mon visage et je soupirai. Nous habitions en plein milieu du campus, ce qui nous évitaient de prendre la voiture. Il était un peu plus de 8heures et déjà, tout autour de nous, des étudiants se prélassaient sur l'herbe, d'autres chargeaient leurs valises dans les voitures... D'ici 2jours, le campus ressemblerait à une ville fantôme, avec quelques irréductibles qui ne partiraient pas tout de suite ou qui resteraient ici toutes les vacances...Je savais ce que ça faisait de se retrouver seul entre ses bâtiments déserts.

Flash-back

-« Tu es sur de ne pas vouloir rentrer quand même. Tu ne vas quand même pas rester toute seule à Dartmouth pendant 2 semaines ?
-Tu t'inquiètes trop papa, j'ai vraiment beaucoup de travail et c'est mon 1er semestre je ne veux pas me laisser distancer.
-Ce n'est pas raisonnable Bella...
-Je vais bien...
-Mais pourquoi Angéla rentre t'elle et pas toi ? Tu ne veux pas revoir les autres ? Jacob, Mike ? Tu ne vas quand même pas rester seule autant de temps ! Ce n'est pas bon Bella...je...
-Je te dis que tout va bien, il n'y a aucun souci à se faire. Je reviendrais aux prochaines vacances.
-Si tu ne veux pas venir à Forks va au moins voir ta mère à Jacksonville. Elle sera contente !
-Je vais bien papa, je t'appellerai tous les jours, inutile d'insister, j'ai vraiment besoin de travailler. »



Fin Flash-back


Il avait finalement capitulé. J'avais eu la gorge serrée tout au long de la discussion, le suppliant mentalement de ne pas me forcer à rentrer, de me laisser. Moi qui avais mis tellement de volonté à quitter Forks, je n'avais pas le courage d'y revenir si rapidement.

J'avais cru que rester seule me ferais du bien. Au contraire. Des rêves où IL était là avaient ressurgis. IL apparaissait tellement clairement. J'avais aussi « revu » Alice, Carlisle, Esmée...Je m'étais réveillée plus d'une fois en pleure durant ces semaines. J'avais ressassée tout un tas de souvenirs, mes craintes étaient ressorties. Au final, je n'avais pas travaillé et c'est 2 semaines de solitude n'avait fait que rouvrir le trou béant de ma poitrine que j'avais réussi tant bien que mal à calfeutrer durant les mois passés. Je m'étais donc forcée à rentrer sur Forks au vacances suivantes, ça n'avait pas été facile mais au fil du temps ça avait été moins douloureux.

-« Tu es sur que ça va Bella? ; me demanda Angéla.
-Hein ? Ah.Oui, oui, je suis juste un peu dans la lune. La fatigue sans doute.
-Heureusement que nous sommes en vacances tout à l'heure ! ; Elle sourit ; Tu finis ton dernier cours à quel heure ?
-Hum, 12h30 il me semble. Et je dois passer à la bibliothèque avant de rentrer à la maison.
-D'accord je ne t'attend pas alors. On se retrouvera à la maison.
-Ca me va. A tout à l'heure.
-A tout à l'heure.

Nous nous séparâmes devant l'entrée principale, chacune partant de son côté pour rejoindre son 1er cours. J'étais étudiante en histoire. J'avais longtemps hésité avec la littérature mais finalement j'étais restée sur mon idée principale.
J'entrais dans la salle de classe et m'installais vers le fond. Juste devant moi, un garçon du nom de Ryan me faisait de grands signes. Il avait été le 1er à me parler. Même l'impression associable que je dégageai ne l'avait pas rebuté. Issu d'une famille riche, Ryan avait tour du fils à papa : lunette à plastique épais, fringue de marque, grosse voiture. Il aurait pu être mignon si à presque 21ans, il n'avait pas eu le visage couvert d'acné qui lui donnait un air d'adolescent de 15ans. Ryan parlait tout le temps ! Moi très peu : ça équilibrait les choses. Il n'était pas de mauvaise compagnie et au fond je l'aimais bien.

Levant les yeux vers le tableau, le prof avait écrit à la craie sur le tableau noir :
« Les êtres Mythologique »


Je me mis à sourire. Il y avait eu très peu de cours de ce genre, nous avions plutôt étudié l'histoire de l'Europe et de l'Amérique, fait des hommes plutôt que des suppositions sur l'existence possible d'être surnaturel.
Au fond je trouvais amusant d'entendre le professeur parler d'êtres non humains, spéculant... Si au fond il se doutait...Pendant que le prof parlait de dieux grecs, de cyclope et minotaure, je me mis à penser aux Cullen. Des vampires : buveurs de sang, immortels cruels....Non, les Cullen contrairement aux descriptions faîtes dans les livres et mêmes contrairement aux leurs était tels des anges, tellement différents...James, lui était un monstre, Victoria... Je revoyais leurs visages dans ma tête, tout les détails de leurs êtres, ils avaient l'air si vrai.

Le raclement des chaises sur le sol pendant que les élèves se levaient me sorti de ma rêverie. 2heures avaient passées et je ne m'en étais même pas rendu pas compte. Je n'avais même pas pris de notes. Zut ! Aujourd'hui j'avais l'esprit ailleurs, complètement ailleurs. Sans doute le départ pour Forks...

A la fin de la matinée, je trouvais Ryan qui m'attendait dehors. Il me parla tout le trajet jusqu'à la bibliothèque mais les seuls mots que je fus capable de retenir furent « plage, fête, nous, inviter, cool ». Nous nous séparâmes à la sortie de la bibliothèque, à contrec½ur sans doute pour lui.

-« Bon bah bonne vacances Bella, je t'appellerai si tu veux bien.
-Oué si tu veux. Bonne vacances Ryan. »

Mettant mon Ipod dans mes oreilles, je lui tournai le dos et partait en direction de l'appartement.Je devais rappeler Jacob. Et aussi appeler Charlie pour lui donner mon horaire d'atterrissage.
Tout en insérant la clé dans la serrure je décidai de les appeler après 8h. En attendant j'avais une valise à faire et j'espérai avoir du temps pour travailler un peu et lire tranquillement. Peut-être que cette sensation bizarre que je ressentais depuis que j'étais levé allait disparaître...

# Posté le jeudi 05 mars 2009 12:32

Modifié le mercredi 10 juin 2009 14:08

[4]

CHAPITRE3


Je me figeai aussitôt!

Une odeur m'assaillie. Celle, florale qui d'habitude flottait dans les pièces, avait été remplacée par une odeur de poussière, de bois et de talc. La lumière du soleil qui illuminait ce matin la pièce avait été remplacée par une obscurité bleutée et oppressante. Une fois ces informations enregistrées dans un coin de ma tête, ce qui m'accabla le plus fût le silence. Aucun bruit ne filtrait. L'appartement habituellement bruyant et plein de vie résonnait d'un silence de mort. Je fis quelque pas dans le couloir et appelai Angéla. Aucune réponse. Elle aurait pourtant du être rentrée. Elle aurait dû être là. J'aurai dû l'entendre me répondre qu'elle préparait sa valise sur un fond de musique provenant de la radio, ou qu'elle était dans le salon...J'aurai due entendre le son de sa voix me dire que tout allait bien. Mais seul le silence me répondit.

Quelque pas et j'atteindrai la cuisine. Je redoutais de trouver du sang sur le plan de travail, avec les couteaux par terre, et de longues traînées prouvant que quelqu'un avait rampé sur le sol dans un dernier sursaut de vie...Mon imagination me préparait au pire, seulement le pire. Je sentais la sueur s'accumuler le long de ma colonne vertébrale. Mais je n'avais pas chaud. J'étais glacée. La porte était entre-ouverte comme nous l'avions laissée en partant ce matin. D'une main tremblante je la poussai.

Je ne compris pas tout de suite : en face de moi des miroirs. Je tournais sur moi-même et de tout les côtés les murs me renvoyaient mon reflet. Cette salle je la connaissais. C'était mon ancienne salle de danse, celle ou j'avais rejoint James, celle ou Edward m'avait sauvé la vie au moment ou j'allais la perdre...Ce n'était pas possible. Ca ne pouvait pas être possible. Une odeur salée et ferreuse me toucha de plein fouet me soulevant le c½ur. Une odeur de sang. Plusieurs voix résonnaient dans ma tête. Une me dictait de courir, de trouver une sortie et de m'enfuir au plus vite; en même temps une autre me criait que la folie était en train de prendre possession de moi, que j'étais en train de perdre la raison. Enfin une voix plus réaliste me hurlait que c'était impossible, la salle de danse avait été détruite, brûlée, j'étais sur le campus, chez moi, ces images faisaient parties d'un passé révolu. Il fallait que je me réveille, ce ne pouvait être qu'un rêve. Non, un cauchemar !

Pivotant de nouveau sur moi même, ignorant mon reflet paniqué, je couru maladroitement vers la porte de la grande salle. Je ne savais pas pourquoi ; de peur ou de tristesse; mais je pouvais sentir les larmes couler sur mes joues.
Je tendis mon bras pour attraper la poignée. Au moment ou j'aurais dû ressentir le touché froid du fer, une douleur inonda ma tête et mes mains.

Je senti l'odeur âpre des feuilles sèche sur le sol avant de le toucher et il me fallu un effort considérable pour relever la tête. Le décor avait de nouveau changé. J'étais dans la forêt, juste derrière la maison, à Forks, allongé sur le ventre. Une part de moi fût soulagée : tout ceci n'était que le fruit de mon imagination. Mes mains me brûlaient. Je regardai autour de moi et c'est là que je les vis. Ils étaient tous là, les uns à côté des autres : Alice, Jasper, Emmett, Rosalie, Carlisle, Esmée et ...Edward. Je pouvais distinguer leurs traits comme si j'avais été à seulement quelques millimètres d'eux. Les visages emplis de tristesse d'Alice, Esmée et Carlisle ; le visage figée de Rosalie, ceux compatissants de Jasper et Emmett et... il y avait le sien. Tellement froid, tellement distant, tellement inconnu. Ce n'était pas le visage du garçon que j'avais connu ni de celui à qui j'avais donné mon c½ur. Je me remis debout tant bien que mal et tendis une main vers lui :

-« Edward.....
-Bella », dit-il en avançant d'un pas.


Même sa voix me sembla inconnue. Cela faisait-il si longtemps depuis qu'il m'avait quitté que je ne fusse plus capable de la reconnaître ? Pourtant j'en étais sûr ce n'était pas la même, pas la sienne. Elle n'avait rien avoir avec la voix douce, chantante et mélodieuse que je connaissais. Celle-ci était râpeuse et rocailleuse comme si son propriétaire avait passé des heures à hurler comme un fou jusqu'à épuisement. Pourtant il était toujours aussi beau, statut d'albâtre, taillé comme un dieu...Adonis !
Mais quelque chose en lui me gênait, je n'arrivais pas à mettre le doigt dessus mais quelque chose n'allait pas. Je mis cette impression de côté et avançait de nouveau d'un pas. Je pouvais sentir mon c½ur s'emballer dans ma poitrine. Que c'était bon de retrouver cette sensation ; de le sentir à nouveau battre, comblant le trou que notre séparation avait creusée et que je n'avais jamais réussi à combler. Tout en me fixant, il avança de nouveau vers moi. La distance entre nous était infime, je pouvais même sentir son odeur ; sucrée, capiteuse ; me chatouiller les narines.

-« Pourquoi ne veux tu pas comprendre Bella ? Pourquoi t'entêtes-tu à ne pas écouter ce que je t'ai dis... »


Je restai abasourdi. Comme figée par ces mots, cette scène qui se rejouait devant moi. Derrière lui, les Cullen n'avaient pas bougés et me regardaient.

-« Pourquoi ressasser le passé comme ça ? Je ne t'ai rien apporté de bon.Tu n'as apportée que douleurs, souffrances et tentation dans notre famille...Je ne t'aime plus alors pourquoi t'accroches-tu à ces souvenirs comme ça. N'es-tu capable d'avancer dans la vie ? De te cantonner à ton rôle de petite humaine insignifiante dans ton monde.... »


Je fixai sa bouche, observant les mots se former sur ses lèvres. Ses mots, qui tels des poignards me déchiraient les entrailles, achevant de mettre mon c½ur en pièces.
Puis je le vis. Le détail qui m'avait échappé ; celui qui m'avait tout de suite gêné. Mon regard se posa un peu plus au dessus de sa bouche : sur ses yeux ! Ses iris avaient perdus leur jolie couleur dorée : ils étaient rouges à présent. Derrière Edward, Alice, Rosalie et les autres : eux aussi....Inconsciemment, je reculais. Ce n'était pas possible. Pas eux ! Non pas eux...

-« Tu dois comprendre Bella, repris la voix d'Edward, tu dois réussir à le faire ! A l'accepter ! »


Alors je hurlais, comme une déchaînée, de toutes mes forces, je hurlais. Au dessus du vacarme de ma propre voix, j'entendis qu'on criait mon nom. Une odeur familière de forêt, de pin, et une douce vague de chaleur se firent sentir dans mon dos...

-« Bella, Bellaaaaa.... »


Je voyais le visage de « l'autre Edward », lui aussi, crier mon nom. De même qu'Alice et les autres Cullen. Je ne comprenais plus rien. Tout s'embrouillait !

-« Bella, Bella.. »


Je n'eu pas le temps de me retourner pour me précipiter dans la masse réconfortante, protectrice et familière juste derrière moi : mon corps fût pris de soubresauts incontrôlables. Je m'affalais par terre et hurlais de plus belle.

-« Bella, Bella ; appela une voix autant connue que féminine ; je t'en pris Bella, réveille-toi, ouvre les yeux bon dieu, Bellaaaaa !!!! »


Je m'exécutai. Au dessus de moi le visage d'Angéla me contempla. Les mains sur mes épaules elle me secouait, l'air hagard et paniquée.

-« Bella est-ce que ça va ? Que ce passe t'il ? Parle moi. Je t'ai entendu hurler, je n'arrivai pas à te réveiller!!

Je me jetais dans ses bras en pleurant. Je sentis les siens se resserrer autour de moi, m'enveloppant ; son corps dégageait une chaleur réconfortante dans laquelle je me recroquevillai telle une enfant cherchant la chaleur dans sa couette. Je tremblai : sûrement autant d'effroi que de froid. Je m'allongeai sur le côté toujours en tenant la main d'Angéla comme j'aurai ténu une bouée pour ne pas couler .Elle du le sentir car elle se cala derrière moi. Elle ne me posa pas de question, se contentant de m'offrir sa présence. Je levai légèrement la tête et regardait le cadran de mon réveil :
05h05

Tout ça n'étais qu'un cauchemar...J'étais rentré, j'avais trouver Angéla dans le salon en train de faire sa valise, la radio branché à fond. J'avais eu le temps de finir de boucler mon exposé, d'appeler Charlie pour lui dire que nous arrivions à midi à l'aéroport de Seattle. J'étais tombé sur la boite vocale de Jacob et je lui avais laissé un message pour lui dire que j'arrivai bien demain. Après un ménage éclair de l'appartement avant le départ et un repas pizza/soda avec Angéla je m'étais posé sur mon lit pour lire pour la 200tième fois au moins « Les hauts de Hurlevants ».
Le livre étais d'ailleurs toujours posé, ouvert, à côté de moi, j'avais du m'endormir en le lisant. Mais ce rêve, il avait l'air tellement vrai, c'était tellement douloureux... Je n'étais pas seule à l'intérieur, quelqu'un d'autre y étais et je le connaissais.

Je sentis le corps d'Angéla, tenant toujours ma main ,s'alourdir peu à peu dans mon dos...elle s'endormait.

Cette présence chaude, je savais qui c'était mais je n'arrivai pasà lui mettre un nom...

Contemplant de nouveau le cadran du réveil, je soupirai : après tout ce n'était qu'un rêve. Ce genre de rêve ne m'avait pas hanté depuis plus d'un an mais bon au fond, je savais que je n'étais pas vraiment guéri de Lui, de notre histoire. Je senti à mon tour le sommeil me gagner peu à peu, regardant une dernière fois l'heure je posai ensuite mon regard sur la paume de mes mains : elles était rouges, râpées et griffées, comme si j'étais tombé à plat ventre et que j'avais voulu amortir ma chute en plaçant mes mains en avant.Je n'étais pourtant pas tombé aujourd'hui...Je n'eu pas le temps de m'appesantir sur la question que je sombrai de nouveau dans les bras de Morphée.


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Un chapitre encore un peu court. Mais il me sert à poser les bases de l'histoire! Vilààà.

# Posté le vendredi 06 mars 2009 09:23

Modifié le mercredi 10 juin 2009 14:07